Auteur: Paul-Emmanuel Kouame KRA

Lancement à Abidjan de la 3ème édition du salon international de la géomatique

Vendredi 02 novembre 2016. Abidjan. Lancement à Abidjan de la 3è édition du Salon international de la Géomatique prévue du 16 au 18 novembre autour du thème, “L’administration des terres et le développement durable, quelles solutions pour les pays en quête d’émergence ?”.

La 3ème édition du salon international de la géomatique prévue du 16 au 18 novembre prochain rassemblera à Abidjan plus de 1000 personnes. L’annonce a été faite vendredi au cours d’un déjeuner de presse, par le Directeur général du Comité national de télédétection et d’information géographique (CNTIG), Dr Edouard Fonh-Gbéi,.

Placée sous le thème « L’administration des terres et le développement durable, quelles solutions pour les pays en quête d’émergence », la 3ème édition du Salon international de la géomatique qui cette année est couplée aux 5èmes universités de perfectionnement des géomètres, va traiter les solutions pérennes à la question foncière. «Il nous faut trouver des solutions pratiques aux problèmes que nous connaissons aujourd’hui, doter nos professionnels des textes existants afin qu’ils puissent l’appliquer en bonne et due forme pour éviter les conflits », a affirmé Tchinah Simone, conseillère spéciale du Premier Ministre. Elle est par ailleurs, maire de la commune de Toumodi.

« La mise à disposition de nos terres et leur bonne gestion, de notre patrimoine forestier, de nos sous sols (…) sont essentiels. Il faut lutter contre la spéculation forestière car la répartition équitable des terres participe à l’équilibre social », a expliqué le DG de la CNTIG. Le président de l’Ordre des géomètres experts de Côte d’Ivoire, Kokoh Adjoumany Emile a indiqué « qu’il est impérieux de faire usage des nouvelles technologies pour résoudre les conflits avérés ou latents ». « Les géomètres experts envisage de faire appliquer les nouvelles technologies qui permettront de délimiter et de matérialiser les limites des terres. Quand la terre est délimitée et les limites matérialisées, les conflits sont moindres », a-t-il fait savoir.

Le CNTIG est le bassin de l’expertise en systèmes d’information géographiques, de la télédétection et des applications cartographiques couplées avec les nouvelles technologies d’information. Il accompagne et conseille stratégiquement les structures étatiques et leurs divers démembrements dans la mise en œuvre de leurs projets de développement et de modernisation. Son L’expertise du CNTIG couvre principalement le secteur des technologies de l’information, de la cartographie et les domaines connexes à l’application de la géomatique.

Elisée B.

 

Lancement officiel : La revue scientifique internationale de la Géomatique

Ayant pour objectif de publier des travaux de recherches de la communauté scientifique nationale et internationale, en matière de géomatique, le Resigeo, selon la présidente de l’Ufhb, présente des avantages.

Recherche: Pr Ly Ramata souhaite la reconnaissance de RESIGEO par le CAMES

La présidente de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody (Ufhb), Pr Bakayoko Ly Ramata, a appelé les chercheurs et le monde universitaire à permettre à ce que la Revue scientifique internationale de géomatique (Resigeo) soit reconnue par le Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur (Cames). C’était lors de la cérémonie delancement du premier numéro de ce magazine trimestriel, ce mercredi 22 octobre, à Abidjan-Cocody.

Ayant pour objectif de publier des travaux de recherches de la communauté scientifique nationale et internationale, en matière de géomatique, le Resigeo, selon la présidente de l’Ufhb, présente des avantages. « Ilva permettre d’offrir aux chercheurs une tribune pour exposer leurs travaux et en même temps faciliter leur promotion, conférer la légitimité et la reconnaissance par les pairs de la qualité des travaux et enfin contribuer au patrimoine scientifique mondial réduisant ainsi la fracture scientifique entre le Nord et le Sud », a-t-elle indiqué.

Elle a de ce fait noté qu’il est important d’indexer la revue au Cames et d’obtenir l’Isbn qui est, en Français, leNuméro international normalisé du livre (Ninl). « Je vous exhorte donc à œuvrer à ce que ce nouveau fleuron du monde scientifique soit reconnu par le Cames. Je reste convaincue que cette étape sera franchie aisément eu égard à la qualité des articles qui sont publiés et à la crédibilité du comité scientifique », a-t-elle poursuivi.

Pour le Secrétaire général du Centre national de télédétection et d’information géographique (Cntig), Dr Fonh-Gbéhi Edouard, cette revue de renommée internationale, sera uniquement animée par des chercheurs ivoiriens. Et les publications porteront essentiellement sur la géomatique qui est une discipline d’ingénierie combinant à la fois les Tic et les sciences de la terre. Car, explique le responsable du Cntig, la perspective de l’émergence promise par le Président de la République, le monde de la recherche à un rôle important à jouer. Surtout en matière de planification et de gestion des ressources pour satisfaire les populations.

Dans son argumentaire, il a souligné que depuis que la géomatique s’est orientée vers leweb en 2004, cela a permis de faire des innovations. En témoigne, entre autres,le système E-cadastre et E-commune qui ont eu des impacts positifs sur les institutions (augmentation du taux de cadastre de 6 à 11%)et concernant les collectivités décentralisées, il y a eu un accroissement au niveau de la mobilisation des ressources).

La géomatique est aussi à la base de la gestion des risques liés au pipeline reliant Abidjan-Yamoussoukro, l’automatisation de la carte universitaire, etc.

Selon le directeur de publication de cette revue, Pr Affian Kouadio, un comité scientifique constitué de chercheurs d’origine diverse sera mis en place pour intervenir au niveau de la démarche pour l’acquisition du Isbn, pour l’accréditation du Cames.

Pour ce premier numéro, cinq articles seront disponibles en format papier et en ligne.

Kamagaté Issouf
Issouf.kamagate@fratmat.info

Cartographie des conflits et Télédétection, le CURAT s’intéresse au PNCS

Le Centre universitaire de recherche et d’application en télédétection (CURAT) s’est dit très intéressé par un partenariat avec le Programme national de cohésion sociale (PNCS). Il l’a exprimé le mercredi 20 août 2014, au cours d’une séance de travail avec le PNCS. Cette rencontre selon le Pr. Saley Bachir, Directeur adjoint du CURAT, s’inscrit dans le cadre d’un projet d’ «Elaboration d’outils d’aide à la décision pour la planification des actions du Programme National de Cohésion Sociale (PNCS). Monsieur Dibi Brou, enseignant-chercheur au CURAT, a rappelé qu’un projet a été soumis au PNCS quelques mois auparavant. Le projet a été adopté par le PNCS. La séance de travail du jour a pour donc pour objet de définir les modalités de mise en œuvre pratique du projet. L’assistant programme du PNCS, Monsieur KOUAME N’Guessan, qui présidait la rencontre, a signifié que l’une des missions essentielles du programme est la coordination de toutes les activités des acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux intervenant dans le domaine de la cohésion sociale. Ensuite il a passé en revue les différentes actions retenues dans le cadre du projet par les deux structures. Il s’agit de la détermination de la typologie des conflits à partir des données disponibles et de l’analyse des aspects socio-anthropologiques des germes de conflits ; la cartographie des zones de conflits, la cartographie des zones potentielles de conflits sur la base des critères ayant occasionné les conflits. Ainsi, il a signifié l’opportunité de l’établissement d’un partenariat entre les deux structures pour mieux affronter les défis à relever. A ce niveau, il a été proposé au CURAT d’élaborer un projet-cadre de convention qui sera ensuite examiné par les deux parties. Prenant la parole, M. Saley Bachir, directeur adjoint du CURAT, a présenté les axes d’intervention du CURAT qui sont la formation et la recherche sur les techniques de télédétection. Pour lui, les résultats du projet peuvent être disponibles dans une période relativement courte, définie de commun accord par les deux parties. Par ailleurs, M. Bachir a affirmé que le CURAT est prêt à renforcer les capacités du personnel du PNCS en informatique en vue du suivi et de la mise à jour de la cartographie. Au niveau de la cartographie dynamique, il a évoqué la possibilité de confectionner un web mapping accessible partout.
La télédétection permet de prendre des images satellitaires à des périodes bien précises. C’est un outil d’aide à la décision.

Source : SCRP

Le Curat va bénéficier d’un vaste projet de licences d’utilisation accordées par Esri france

Le Mardi 30 Avril 2013, La salle du conseil de l’Université Félix Houphouët-Boigny a servi de cadre pour un accord de partenariat de longue durée entre la délégation de Esri France (Éditeur mondial de logiciel SIG)  et les Responsables de ladite université.

Dans ce partenariat, Esri France s’engage à offrir gratuitement un ensemble de licences d’utilisation du logiciel  ArcGIS online. Ainsi chaque institution utilisatrice des SIG pourra bénéficier du logiciel leader mondial dans ce domaine de façon illimitée durant toute la période du projet. Le Curat première institution de la sous région dans le domaine des SIG et de la télédétection fera partie des heureux bénéficiaires.

Cette rencontre a vu la participation des responsables des institutions de l’université utilisatrices des SIG et de la télédétection notamment le CURAT et l’IGT.

Quelles conditions :

La condition première de la mise en place de ce projet est l’interconnexion des équipements informatiques (Réseau local). Cette condition pleinement remplie par notre institution fait de notre centre le candidat potentiel pour bénéficier de cette offre.

Une fois le partenariat signé, la mise en place sera immédiatement effective.

Avantages :

Ce projet permet au Curat de bénéficier d’outils logiciels avec licences, sans engager de coût d’acquisition. Tous les ordinateurs pourront bénéficier d’une licence sans limite. Les étudiants du Curat auront à leur disposition des outils performants pour leur formation.

Ce partenariat avec Esri France vient à point nommé pour le Curat qui dans sa nouvelle politique d’innovation ne cesse d’apporter à son personnel et aux étudiants tout ce qu’il faut.

Rencontre avec le Pr Fernand Kouamé, Directeur du Curat

Portrait de chercheur

D’étudiant à professeur, il se définit comme étant un « pur produit Curatien ». En poste depuis 1999, outre les heures de cours qu’il dispense en sciences géologiques et de l’environnement, il s’investit pleinement dans la recherche appliquée en télédétection et SIG. Ses domaines de recherche sont la climatologie, la télédétection, la modélisation hydrologique et la gestion des ressources en Eau.

 

Prof Fernand KOUAME, pourquoi avoir choisi d’être enseignant-chercheur ?

Si j’ai choisi ce métier c’est avant tout pour la liberté qu’on a, c’est peut-être de moins en moins vrai d’ailleurs… C’est un monde dans lequel on peut s’épanouir professionnellement sans aucune pesanteur hiérarchique, on fait les choses parce qu’on le décide, c’est pour ça que je suis bien dans ce monde là. Clairement ce qui me passionne le plus c’est la recherche : on répond à des demandes, nos interlocuteurs, nos lecteurs, sont satisfaits parce que ça leur apporte un éclairage en termes d’action publique, utile socialement. D’une certaine manière, faire de la recherche c’est rester un éternel étudiant, on découvre, on apprend, avec l’impression d’avancer et de ne jamais tomber dans la routine.

 

Des aspects qui vous plaisent moins dans vos responsabilités de Directeur?

ans le cadre des responsabilités administratives que j’assume, je ressens parfois une inertie dans mes élans de changements et d’adoption des NTIC dans les activités pédagogiques, mais je reste convaincu qu’on peut faire bouger les choses. A cela s’ajoute les activités trop prenantes pour la gestion quotidienne des problèmes sociaux et/ou qui se démarquent de la pédagogie et de la recherche.

 

Comment le CURAT vous a-t-il séduit ?

Je suis un pur produit curatien, j’ai été accueilli en 1996 par le Prof. BIEMI Jean, Directeur Fondateur du CURAT pour entreprendre mes études de troisième cycle en Télédétection appliquée aux sciences de l’eau, puis j’ai enchainé mes années de recherche, toujours au CURAT sur l’imagerie radar d’une part et la modélisation hydrologique d’autre part. Après mon Doctorat en Hydrogéologie et Télédétection, obtenu à l’Université de Cocody en 1999, j’ai effectué des stages post-doctoraux successivement au laboratoire COSTEL (Université de Rennes 2, France) et à l’INRS Eau, Terre et Environnement (Université du Québec, Canada) et je suis passé Maitre de Conférences depuis 2011. J’ai eu quelques offres, en dehors du pays, mais j’ai préféré rester au CURAT. De 2002 à 2009, j’ai assumé le poste de Directeur Adjoint du CURAT chargé de la formation et du suivi pédagogique.

 

Pourquoi la télédétection ?
J’ai choisi cette filière après ma Maitrise en Sciences de la Terre car je savais qu’il y avait des débouchés. Je m’intéressais aux sciences géospatiales et aux techniques d’observation de la terre. Mais de là à dire que je savais que je travaillerai dans l’enseignement supérieur, absolument pas !

 

Quels sont vos passions, vos loisirs ?
Dans la vie, ce qui me passionne le plus c’est mon boulot, la télédétection et les SIG en général : c’est un peu dévorant et même obsessionnel j’avoue…

 

[themecolor]Fernand KOUAME,
Maitre de Conférences des universités et Directeur du CURAT.[/themecolor]